Ses origines se perdent dans la nuit des temps, mais le berger des Pyrénées est présent dans les Pyrénées, au sud de la France, depuis des temps immémoriaux. Les légendes abondent : on raconte que la race descendrait des ours et des renards indigènes des Pyrénées, ou encore qu’il s’agirait du chien originel du peuple de Cro-Magnon, celui-là même qui a peint les grottes de Lascaux. Ce que nous savons, c’est que les gisements de subfossiles néolithiques regorgent d’ossements de petits chiens, et que l’élevage de moutons et de chèvres était si développé dans les Pyrénées qu’en 4000 avant J.-C., l’écologie de la région avait déjà été transformée par le surpâturage. Au fil des siècles, la transhumance a constitué le pilier de l’économie des Hautes-Pyrénées, et ce mode de vie ancestral persiste encore au XXIe siècle. De nombreux chiens de berger des Pyrénées d’excellente race (mais sans ancêtres enregistrés) gardent encore chaque jour les moutons dans les Pyrénées.
Les récits médiévaux sur la vie dans les Pyrénées mentionnent ces chiens comme des compagnons fidèles ; partout où allait le berger, son petit chien l’accompagnait (voir par exemple Montaillou). À partir du début de l’époque moderne, on trouve des représentations dans des gravures, des lithographies et des peintures. Il convient de mentionner l’Histoire naturelle de Buffon (« chien de berger de petite race »), les Costumes des Pyrénées de Dartiguenave et Le retour du berger de Descamps. Les habitants des Hautes-Pyrénées savent bien que lorsque la Vierge Marie est apparue à la jeune bergère Bernadette Soubirous à Lourdes en 1858, Bernadette avait son petit berger des Pyrénées
Les représentations de cette race datant du XVIIIe siècle montrent déjà la même coupe des oreilles que celle pratiquée aujourd'hui.
Un facteur important dans le développement et la préservation du type racial au fil des siècles a été le fait que l’industrie pastorale s’appuyait sur deux races : le Grand Pyrénéen protégeait les troupeaux contre les prédateurs tels que les ours, les loups et les lynx, tandis que le Berger des Pyrénées était utilisé uniquement pour le gardiennage et non pour la protection. Cela a permis de concentrer la sélection sur le maintien d’un instinct de gardiennage très développé et d’une bonne santé. Comme les chiens n’avaient pas besoin de se défendre, on privilégiait une petite taille. Les chiens de petite taille sont plus rapides et ont le pied plus sûr sur les rochers balayés par le vent. Ils ont également besoin de moins de nourriture, ce qui permet au berger de garder plus de chiens et donc un troupeau de moutons plus important – certains pour la subsistance et d’autres pour le marché. Ainsi, la population de bergers des Pyrénées est restée constamment élevée au fil des siècles, renforçant le pouvoir de la sélection génétique pour réduire les défauts génétiques et maintenir le type de la race ainsi que ses capacités de travail. Cela a également conduit à la stabilisation de deux variétés qui se distinguent indépendamment l’une de l’autre lorsqu’elles sont croisées. La variété à poil long présente un pelage long ou mi-long et quelques poils longs sur le visage (sans toutefois être si abondants qu’ils cachent les yeux). La variété à poil court est moins fournie et présente des poils courts sur le visage.
La race s'est d'abord illustrée hors des Pyrénées grâce à son engagement pendant la Première Guerre mondiale. Des centaines, voire des milliers de bergers des Pyrénées ont donné leur vie pour la cause. Ils étaient utilisés comme messagers, comme chiens de recherche et de sauvetage pour retrouver les soldats blessés après les combats, et pour accompagner les gardes lors de leurs rondes. J. Dhers, officier responsable des chiens de guerre, a déclaré au lendemain de la victoire finale qu'il était de son « devoir de proclamer » que le berger des Pyrénées était « le plus intelligent, le plus rusé, le plus habile et le plus rapide » parmi toutes les races utilisées.
Après la guerre, la Réunion des Amateurs des Chiens Pyrénéens (RACP) a été fondée afin de préserver à la fois le Grand Pyrénéen et le Berger des Pyrénées, et elle reste aujourd’hui encore le club de race français de référence. La race du Berger des Pyrénées (dans ses deux variétés) a obtenu la pleine reconnaissance en France en 1926. Cela a entraîné une participation accrue tant aux expositions canines qu’aux épreuves de travail. Cette initiative a été menée par Bernard Senac-Lagrange, vice-président du Société Cynologique de France (SCC) et originaire des Hautes-Pyrénées. La RACP n’a eu que 6 présidents : Senac-Lagrange, Charles Duconte, Guy Mansencal ,Alain Pecoult, Bernard Moings et Norbert Gainche.
La direction du club s’est montrée conservatrice dans un effort jusqu’ici couronné de succès pour préserver le type.
Patricia Princehouse
Pyrenean Sheperd of America

Farou 1920

Chourette des Gaves 1923

Grisette 1926


Muscadin 1976

Pastaurau 1979


Tarquin le Superbe 1982

L'Adour du Val d'Ares 1991
( Belge) 3 x gagnant de la NE Française
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Estoubet du Picourlet 2010

Muscadin 1976
Estoubet du Picourlet 2010
Eracles de la Tuile au Loup 2015
2x Winner "Best in Show" C.L.P.H.